Jeff Roland Outsider Art

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jeudi 20 novembre 2008

A la Rencontre de Chrystèle Saint-Amaux

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J'ai fait la connaissance de Chrystèle Saint-Amaux en voguant sur les mers de l'imaginaire, c'est là qu'on peut la trouver. Dans ses univers, tout semble là pour vous accueillir, vous réconforter : les personnages naïfs qui s'amusent entre eux, les couleurs , si harmonieuses et apaisantes, c'est l'univers d'un rêve. Mais ne vous y trompez pas, lorsqu'on se penche sur les détails, on voit apparaître mille surprises, les fonds eux-mêmes sont autant d'univers parallèles. Il y a un coté Petit Prince dans son œuvre, sauf que le petit prince serait ici nourri de couleurs, pétri de références artistiques et de sens esthétique. Assurément, c'est bien de talent qu'on parle ici, celui de nous entraîner précisément là où elle veut qu'on se rende : vers l'insouciance des rêveries enfantines. Mais accueillons plutôt l'artiste ...

Quand et Comment avez-vous commencé à peindre, dessiner, sculpter etc?

J’ai toujours tenu un crayon, du plus loin que je me souvienne en tout cas. Cette activité ne m’a jamais quittée, comme un compagnon fidèle ! Mes premiers cours de dessin ont été pris vers l’âge de 8 ou 9 ans à Douala au Cameroun où ma petite enfance s’est déroulée. Parallèlement à l’expression par le dessin, je suis aussi absolument fascinée par l’image. J’ai passé des heures à feuilleter les mêmes livres illustrés dont je garde énormément de flash en tête aujourd’hui encore. Petite fille, on m’a rapporté, que j’avais découpé dans une grosse encyclopédie un magnifique papillon. Je me suis souvenue qu’il était bleu récemment ! Une belle bêtise à l’époque ! Je me sert du dessin et des images pour exprimer mes sentiments et surmonter mon tempérament un peu angoissé. Je suis un peu touche à tout et le dessin a évolué en aquarelle, puis en collage, puis en acrylique et je prends aussi souvent des chemins détournés en créant des colliers ou d’autres oeuvres à base de couture... Une maman passionnée, en son temps, de patchwork, un papa bricoleur de génie et accumulateur, un papy un peu artiste au fond doivent être la cause de ce besoin incroyable d’exister en créant, en donnant vie à de nouvelles choses encore et encore !?

Qu'est-ce qui ou qui a motivé votre décision d'en faire votre principale activité ?

Tout d’abord, ça n’est pas vraiment mon activité principale aujourd’hui et je le déplore car mon but est de pouvoir en vivre. Concernant la décision d’en faire une partie intégrante de ma vie, là, c’est un peu long à expliquer ! Je n’exprime mon art et n’en suis fière vraiment que depuis peu de temps en fait (2006). Cette capacité à montrer mes travaux m’est venue et finalement devenue nécessaire grâce à la combinaison de deux facteurs qui ont permis à ma vie de changer totalement :

      - d’une part la fin d’un travail d’introspection entreprit suite à de fortes crises d’angoisse incontrôlables et invivables... Je ne m’autorisais pas à être ce que je suis au fond, je n’acceptais pas d’être constamment en quête de créativité, je n’assumais pas mon addiction profonde pour la création.

      - d’autre part les encouragements et le soutien de mes proches, famille ou amis, qui ont cru en moi et poussé à exprimer mon travail un peu singulier en dehors des murs de ma maison.

Petit à petit la confiance en soi naît et j’avoue qu’aujourd’hui mon univers me permet d’exister et de m’épanouir harmonieusement.

Le plus brièvement possible, comment décrivez vous ce vous faites ( ou essayez de faire) ?

J’essaie de transmettre ce que je ressens ou l’idéal auquel j’aspire en ne quittant jamais des yeux l’enfant que j’ai été. Je veux pouvoir offrir à tout ceux qui découvrent ma peinture l’INSOUCIANCE et la SPONTANEITE, ma quête, cette capacité extraordinaire à n’être pas toujours conscient de la réalité qui nous entoure : comme celle des enfants souvent. C’est d’ailleurs les dessins d’enfants avant 5ans qui m’inspirent le plus et dont j’essaie de retrouver les tracés maladroits. Bien que remplis de déséquilibres, de maladresses, d’incongruités et d’associations de couleurs improbables, les dessins d’enfants sont toujours harmonieux.

Quelle est la place d'un artiste dans la société d'aujourd'hui à votre avis ?

Je crois que les artistes d’aujourd’hui comme ceux de toujours d’ailleurs sont des miroirs, des gardes-fous, des alertes, des témoins, des provocateurs... bref, les artistes sont le reflet d’une époque et à mon sens apportent à chaque fois du renouveau. Ils sont des empêcheurs de tourner en rond et évitent à autrui de devenir comme un poisson rouge dans son bocal !

Être un artiste est-ce bien sérieux ?

Justement, cette question a longtemps été mon gros problème ! Ce qui est sûr c’est qu’il faut être artiste ou tenter de l’être lorsque le besoin est là. Pour être plus terre-à-terre, j’ai tendance à dire que ‘Oui’, c’est très sérieux. Surtout lorsque l’on voit l’énergie qu’il faut avoir pour développer son travail... recherches d’expo, de galeries, accrochages et décrochages, vernissages, présence web... outre l’aspect créatif qui est pourtant le propre de l’artiste, il doit également être comme un véritable entrepreneur et se battre pour exister !

Quels autres artistes vivants aimez vous ? Pouvez vous commenter votre choix?

Paradoxalement les peintres que je retiens et qui me fascinent totalement sont viennois tous les deux et plus là malheureusement. Le premier est Gustav Klimt, incroyablement moderne pour son temps : ce qui me plait dans sa peinture est le mélange des portraits traités de façon très impressionniste à mon sens et les détails décoratifs de ses œuvres, toujours très graphiques avec des formes et des couleurs vraiment actuels. Ce qui m’impressionne chez lui, outre l’association magnifique des couleurs notamment des ors, ce sont les thèmes de sa peinture et sa capacité à représenter les liens entre naissance et mort, entre mère et enfant... Le second est Hundertwasser, un contemporain pour ainsi dire car il est mort en 2000. Lui-même influencé par Klimt me semble t-il, sa peinture ressemble à ce que je veux faire passer, elle est insouciante, les traits et les couleurs sont enfantins… Il y a un pont entre son travail et ce que je cherche à transmettre à travers le mien.

Une contemporaine qui me fascine vraiment et que j’ai découverte à travers les interviews de votre blog, Cristine Cambrea. Très impressionnante dans sa façon de travailler et de parler de son art. Très belle découverte pour moi avec ce côté un peu hallucinatoire. Merci Jeff.

       

Comment aimeriez vous que l'on regarde vos œuvres ? Quelle réaction vous a le plus marqué ?

J’aime voir les gens regarder mon travail, l’observer de prés, prendre leur temps pour tout distinguer ; mes œuvres sont souvent remplies de détails que l’on découvre au fur et à mesure que l’on observe le tableau notamment par l’apport des collages qui constituent souvent mes fonds. J’aime que l’on regarde un de mes tableaux et que cette découverte amène un sourire, une gaieté ou une nostalgie. Mon pari est réussi lorsque cela arrive car je sais alors que j’ai touché en offrant ce petit moment de bonheur insouciant et spontané.

Quant aux réactions, elles sont le plus souvent positives mais deux personnes m’ont vraiment surprise. La première fut une réaction très expressive, très volubile, me disant que le bonheur et la joie de vivre lui explosaient à la figure à travers l’oeuvre ! C’est fort quand même ?! On aurait dit un vrai coup de foudre entre elle et l’oeuvre, comme une attirance irrépressible. La seconde réaction que j’ai rencontrée fut celle des larmes, très touchante car très touchée par mon travail, cette personne fut émue à ce point. C’est un souvenir ineffaçable.

 Dans quel environnement aimez vous travailler ?

J’aime, le plus souvent, être accompagnée par la télé, la radio, les enfants qui vivent leur vie à côté en jetant un oeil de temps en temps et en m’aidant de leurs avis. Mais la solitude peut m’aider à travailler sur des œuvres de grandes tailles, plus difficiles à produire pour moi car j’aime le détail et les petites choses. L’inspiration est une chose vraiment spéciale et mon besoin d’être seule ou accompagnée dépend vraiment d’elle.

 Est-ce que le fait d'avoir une formation académique est nécessaire ?

Tout dépend de l’art que l’on exerce ! Mais je dirai plutôt ‘non’, étant parfaitement autodidacte moi-même. Le besoin de création est parfois si fort que la compétence ou l’apprentissage de techniques n’est plus vraiment la chose essentielle.

Pouvez vous commenter l'œuvre que vous avez choisi ?


C’est une de mes œuvres les plus récentes. Mon travail oscille entre des aquarelles simples sur papier de coton et des collages plus denses. Ici, il s’agit de techniques mixtes sur collage, le tout sur toile. Cette œuvre s’intitule “Le Pêcheur d'enfants” (80x80cm), caché en tout petit, en haut à droite dans les cieux. Personnage discret mais pourtant bien là. Bien que le titre soit effrayant (on me l’a fait remarquer), j’ai tenu à le conserver car il évoque le monde des contes de notre enfance comme Barbe Bleue ou Le Petit Chaperon Rouge... des histoires terrifiantes mais constructrices pour grandir... et puis, le monde dans lequel on vit, nous délivre, avec l’omniprésence médiatique, tout plein d’histoires  horribles et cruelles autour des enfants (aujourd’hui encore). Une œuvre traitée comme un contre sens à mon message de fond habituel, l’insouciance.

Sur quoi travaillez vous en ce moment ? Avez vous des projets ?

Je poursuis mon chemin de la création en m’attaquant à de grands formats et en variant les plaisirs en bricolant tout plein de trucs différents. Ma maison est mon cocon et j’avoue que je suis un peu bricol’woman ! ...quant le temps me le permet !

    Avez vous un message à faire passer aux lecteurs (nombreux on l'espère ) de ce blog ?

Oui, celui d’aller de l’avant, de toujours chercher dans tout, la petite étincelle qui brille et réchauffe. Mon message est celui du positivisme coûte que coûte. Mon message est celui de s’autoriser à vivre nos envies même si elles sont loin des conventions. Mon message : existez en donnant le meilleur de vous-même.

mardi 18 novembre 2008

Bird in a Cage

Bon, hier, je parlais d'une huile sur carton toilé, ce que les américains appellent canvas panel, ce qui fait moins pourri que carton, parce que là, on ne voit pas du tout si c'est justement du carton fait pour, du carton de récup ou quoi, alors que c'est un support trés pratique et bien préparé pour l'huile notamment et infiniment moins onéreux que le chassis traditionnel, mais je ne vais pas m'attaquer à la peau dure des traditions, pas aujourd'hui, quoique...

Donc, moi qui me suis escrimé à rendre pas mal de textures et de détails, on ne peut pas dire que la photo rende grâce à cela, mais bon, disons qu'il faut imaginer comme une déchirure dans un rideau doré/cuivré, et la réflexion qui s'installe ici est bien sur de savoir qui est l'oiseau, la dame aux yeux bleus, prisonnière de la cage que forment ses pensées, lui donnant cet aspect perdu, pas vide mais lointaine, ou est-ce que l'oiseau c'est le petit oiseau vert prisonnier d'une cage de verre qui ne lui permet de rentrer ni dans l'imaginaire du voile doré, ni dans la vitrine à laquelle il fait face.... à moins que le 'bird' dans une cage ce soit le mot oiseau (bird) écrit qui constitue une cage bien trop petite pour contenir tous les oiseaux, au sens propre ou figuré, ou alors le titre ne veut rien dire, issu de l'imagination pure d'un groupe de créateurs déchainés comme pour les tableaux de Magritte titrés par la bande des surréalistes la plupart du temps, ah les titres, ou on peut penser à Liszt ou Satie, le titre qui déroute, la déroute, la dérive c'est justement cette illusion de liberté qui vous place en cage, celle qui attire, celle ou il y a tout ce qu'il faut, l'os de seiche, ou la roue, ou les fausses algues , tout est faux.

Comme disait Bobby Lapointe, comprenne qui peut !

lundi 17 novembre 2008

Fin des Dieux et Demi-dieux

Voilà, je ne sais même pas si je les ai tous publiés ici, mais j'avais décidé de faire une série limitée, mais pas de ces séries limitées de reproduction et autres lithos, non, une série d'originaux, de petite dimension, mais tous ayant reçu la même bonne dose d'amour, de soin et son petit supplément d'âme, alors voilà je termine cette série voici donc le numéro 10, et dernier.

je vais pouvoir me lancer dans une autre série encore tenue secrète pour l'instant sur des formats légèrement plus grands. Et je continue les "Je ne me souviens plus..." pour lesquels je vais faire 8 numéros, pas plus.

Voilà, sinon, je continue à nourrir le petit musée de l'imaginaire, avec notamment une œuvre somptueuse de l'excellent Jerzy Ruszczynski, et deux magnifiques tableaux de l'indispensable Tarek, je vais essayer de les mettre online, mais il semblerait que mon outil d'upload soit un peu capricieux en ce moment, un peu comme dans un tour de Garcimore, des fois ça marche, des fois ça marche pas, vous connaissez Tictic et Tactac, j'espère, parce qu'il faut bien voir que là, c'est de la culture générale de survie en milieu téléurbain. Sinon, j'ai aussi fini une huile sur panneau, intitulée Bird, pas pour l'oiseau mais pour sa cage, genre 'in the cage' période Peter Gabriel.

Pour finir, je m'adresse à Chrystèle, qu'elle ne désespère pas..., j'ai pris beaucoup de retard dans les différentes choses que j'ai à faire , donc, vous pourrez bientôt lire une interview passionnante d'une créatrice passionnante ici même. Je vous quitte en vous laissant admirer le magnifique Ruszczynsky qui a fait son apparition dans le musée : le voici

jeudi 13 novembre 2008

Un de mes coups de coeur de Bann'Art 2008 expose

Hélène Bondurand Lallemand...! à la maison du Béal, dont j'ai déjà parlé. je savais que remettre à plus tard le récit de mes rencontres à Banne , c'était mal, mais là, me voilà rattrapé par l'actualité - comme on dit - Donc, le moins que je puisse faire est de vous conseiller vivement d'aller voir dès que vous pouvez les œuvres de cette artiste qui m'avait touché avec ses 'boites à secrets', son style assuré, et assurément original. Un lyrisme suave, de la douceur féérique, il y a tout ça dans ses peintures, alors vite, on se prend par la main et on va voir. En plus il y a de la sculpture, je suis moins spécialiste mais je fais une confiance totale aux choix de cet excellent lieu d'exposition, qui s'est mis en quatre pour vous proposer des artistes originaux.

Voilà, Hélène, si tu m'entends, je t'accueille ici pour t'interviewer quand tu veux... mais je t'écrirai, c'était Super - quelque chose, non ?

mardi 11 novembre 2008

Mine de rien, j'arrête pas ...

Que de silence ces derniers jours me direz-vous, mais que se passe-t-il ? A vrai dire, je part dans plusieurs directions différentes, je m'assois devant des toiles de grands maitres, en reproduction, je précise, mais bon, et je m'entraine à reproduire, comprendre, pour mieux déconstruire et me faire plaisir, c'est surtout ça, ce bon vieux plaisir de créer encore et toujours. Les huiles sèchent toujours, mais comme j'avais un peu délaissé mes pauvres petites aquarelles, mes pastels à l'huile, mes acryliques, je m'amuse à faire des méli-mélos avec tout ça et d'expérience en expérience, j'ai lancé deux séries de petits formats exprès pour ça, pour m'exprimer en dehors du style habituel, pour m'élargir, alors de nouveaux demi-dieux sont apparus, ainsi que d'autres visions floues de notre inconscient à travers la série Je ne me souviens plus, il faudrait un jour que je montre aussi mes 'essais'  de classiques revus et corrigés. Donc je vous propose les derniers membres de la famille des divinités, puis deux autres flashes de la série Je ne sais plus, et ceci dans cet ordre, dans les jours qui viennent, je vais vous montrer les huiles terminées, vous me direz...

Donc  dans la série Dieux et demi-dieux, les numéros 6, 7, 8 et 9





Dans la série "Je ne me souviens plus", j'ai rajouté les numéros 3 et 4


Et pof, voilà que je me rends compte que je ne vous ai même pas montré ma femme triste et son cheval, elle aurait pu figurer dans la série Je ne me souviens plus, tant par l'ambiance que les couleurs, mais les dimensions sont différentes, là c'est plus grand ( 65 x 50 cm) et le titre c'est " If you stay ..." donc, ça veut dire 'si tu restes', pour les réfractaires à l'anglais.

Voilà, et encore je montre pas tout, parce que je suis dans une telle frénésie de création en ce moment, tout me motive et m'inspire, vous aussi qui me lisez, merci d'ailleurs, là je fais semblant de parler à quelqu'un, peut-être suis-je seul , mais non, mais non, en fait je disais que je ne faisais guère de choses mais mine de rien, j'arrête pas.






samedi 8 novembre 2008

Pendant que ça sèche

Quand on peint à l'huile, il faut s'attendre à des temps de séchage, à moins de se lancer dans un " tout d'un seul coup " impressionniste, mais sinon, et pour peu que vous ayez la bonne idée de réaliser des glacis, on attend. Alors on griffonne, on bidouille et on prend des photos. Pour ceux qui ne me connaissent pas vraiment, il est bon de savoir que je suis de l'école du chaos, au sens où je suis un bordélique accompli, je m'y sens bien, j'ai besoin d'être entouré de trucs et de machins qui ne servent à rien, mais "pourraient" servir à un moment 'm' indéterminé, et puis tout est relatif. Il parait que c'est mieux que d'être obsessionnel, c'est moins inquiétant je veux dire, et, comment dire, c'est comme les bibliothèques bien rangées derrière une vitre, on se demande toujours si les gens trouveront le courage de lire un livre, en fait non, c'est juste un aquarium sans poissons la plupart du temps, ça aide à tenir les murs du bâtiment, ou alors c'est juste une porte coulissante qui cache un coffre dans lequel des liasses de billets bien rangées sont stockées, des fois que la crise s'aggrave. Tiens, à propos de crise, je ne peux pas ne pas me réjouir de la victoire de ce bon Obama, ça donne un tout petit peu d'air après 8 ans de caméra cachée au plus haut niveau. mais, qui vivra verra, par exemple, il va pas aider à faire sécher mes toiles plus vite, par contre , je ne sais pas si vous avez vu, c'est le créneau du moment sur internet, pour les peintres je veux dire, et un Barack par ci et un Obama par là, il y en a de partout, presque ( presque...) plus que des Poppies ( alors ça aussi il faudra qu'on m'explique cet engouement mystérieux pour les tableaux représentant des coquelicots, des poppies donc, grand grand mystère), je n'ai pas vu encore d'abstraction pure baptisée Obama, mais si ça ne vient pas, je vais le faire. Voilà, sinon, question peinture je suis dans plusieurs trucs en ce moment, je continue mes séries, et peut-être que je ferai des numéros spéciaux en grands formats, et puis je prépare mon expo tout doucement, j'envisage d'autres expos aussi, enfin je ne m'ennuie pas, ah au fait , l'excellente Anne-Sophie Atek expose en ce moment attendez que je retrouve le flyer (.........loading..., oui je sais c'est nul mais ça m'amuse à cette heure ci)

Voilà, vous savez où c'est maintenant, alors, allez-y, et embrassez Atek de ma part, parce que je ne pourrai pas y aller....

mardi 4 novembre 2008

Je ne me souviens plus

Il y a des jours, des soirs, des moments, où une étincelle de couleurs, une vision, un son, l'association des deux, tous ces trucs importants, primordiaux, ceux qui nous marquent vraiment et qu'on met des années allongés sur un divan à ressortir, ces moments laissent des traces, des toutes petites traces de rien du tout et lorsqu'on reconstitue, il ne reste que des morceaux hésitants mal accrochés, tremblotants. Ce sont nos meilleurs souvenirs car ils sont encore vivants, ils vacillent comme la flamme qui s'éteint. J'ai donc décidé d'entamer une nouvelle série de petites pièces intitulée " Je ne me souviens plus...", dans laquelle je laisse aller cet instinct, sans rien chercher à préciser, sur des formats identiques, correspondant au cadre de notre conscience, la lucarne, de 12.5 x 20

Donc, pareil dans cette série retour des numéros : ici le numéro un et le deux d'abord, puis en dernier, le numéro 5 de la série Dieux et demi-dieux, spécialement rebaptisé "n°5, je ne me souviens plus des demis-dieux", présentés dans cet ordre

Voilà, voilà, voilà. A très bientôt

lundi 3 novembre 2008

Petit tour d'atelier : Mais qu'est-ce qui se passe là-dedans ?

Tout d'abord, j'espère que vous avez apprécié les peintures de James Dillon, et en ce début de semaine post-Halloween, post-Toussaint, je vous propose de faire un petit tour du coté de mon atelier , afin de voir les choses en cours, et je dois dire que je me suis beaucoup dispersé ces temps-ci, très occupé par les projets relatifs à mon petit musée de l'imaginaire, et il semblerait que tout ce travail-là va porter ces fruits mais pour le moment, silence et discrétion. je remercie ici de tout coeur tous ceux et celles qui m'encouragent, que cela soit par la visite de ce site, ou par des messages qui font chaud au cœur, bonne vieille expression qui n'a pas vraiment trouvé d'équivalent.

Donc pour ce qui est terminé , j'ai entrepris une série toute en textures dans des ambiances différentes, à la recherches de ces fantastiques reliques qu'étaient les tables de lycée à l'époque ou elles étaient en bois, et n'étaient pas changées au premier accroc, ce qui laissait un patchwork d'oeuvres et graffitis divers, sur parfois plusieurs générations, donc puisque l'huile permet cette accumulation de couches et reste souple, voici deux huiles sur papier, une grande et une petite :

Voilà pour la petite intitulée "Mon Vélo"

Et la grande intitulée "Nagraphiti", en référence au Nagas et à Nefertiti, n'hésitez pas à plonger à l'intérieur de l'image grand format pour explorer la texture de bureau de salle de classe

A présent, je passe à ce qui est en cours, inachevé et j'ai toujours pensé que c'était intéressant pour l'amateur d'art de voir les travaux en cours, ça économise les rayons x utilisés pour retrouver de manière obsessionelle mais quesskiya dessous ?

Donc, d'abord une huile sur laquelle je travaille depuis l'été et toujours en cours , "les coureurs "

ensuite une autre huile sur bois , intitulée pour l'instant , faute de mieux 'trio', de mannière evidente, qui demande encore beaucoup de travail

Et pour finir une autre huile pratiquement terminée, sans titre, ou alors j'avais pensé à Backstage nothing really happens, c'est à dire, dans les coulisses il ne se passe jamais vraiment grand chose, mais, si je considère les changements qu'à déjà subi cette peinture peut-être que vous ne la retrouverez jamais comme ça donc voilà

Voilà, je vous remercie pour votre visite, comme vous pouvez le constater je ne m'ennuie pas - voir billet consacré à ce sujet - et je vous retrouve bientôt

vendredi 31 octobre 2008

A la rencontre de James Dillon Wright

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James Dillon est de ceux qui croient fortement que c'est à nous de prendre notre destin en main, et sa peinture l'exprime avec force. Dans un style flamboyant et percutant, il réinvente l'art du portrait en s'appropriant ce que la peinture de ces 30 dernières années a produit de meilleur : pop art, abstraction, graph, ce peintre ultra doué invente toujours un peu plus loin. Et si c'est à Las Vegas qu'il a passé une grande partie de son temps, il s'est installé en Italie, ou l'influence des grands maitres n'a pas tardé à transparaitre dans son travail toujours plus fouillé et subtil. A coup sur, James Dillon Wright vous surprendra par son inventivité, ne passez pas à coté !

Quand avez-vous commencé à peindre et dessiner ?

Je crois bien que mes dispositions artistiques dérivent de ma capacité à tracer des cursives avant même d'avoir mis les pieds à l'école. Et ça, je le dois à ma belle mère . Je lui ai demandé de me montrer comment écrire lorsque j'ai vu que mon frère allait à l 'école.Puis j'ai commencé à faire des bandes dessinées. Vers l'age de 12 ans, j'ai écrit à Marvel Comics pour leur demander conseil sur la façon de devenir un auteur de bandes dessinées. Et ils m'ont vraiment répondu, ce qui m'a donné le courage pour continuer à gribouiller. Bien sur, d'autres choses m'ont influencé, comme le fait que ma mère ait été graphiste, et que mon père me fasse suivre des cours privés par le prof de dessin de l'école.

 Et comment en êtes-vous arrivé à en faire votre activité principale ?

En suivant l'exemple d'un ensemble de gens. D'abord et surtout mes idoles, des gens comme Salvador Dali, Walt Disney, Picasso , Temara de Lempicka, la liste est longue. Mais les grands artistes n'ont pas été les seuls à me rapprocher de la toile. J'admirais aussi beaucoup d'acteurs et de musiciens. Pour en citer quelques uns , James Dean, Marlon Brando, Marilyn Monroe, Clint Eastwood ou Kurt Cobain. Ils m'ont surtout insufflé l'envie d'être très bon dans ce que je ferais. Et puis il y a aussi mes proches ( ceux qui croyaient en moi). Ceux qui étaient là pour me donner une de ces tapes dans le dos qui fait toujours autant de bien. Et pour dire vrai, un peu de foi en moi-même. Ce qui constitue la motivation standard lorsque personne ne croit en vous, non ?

 Tout à fait, alors si vous deviez résumer brièvement ce que vous tentez de faire, que diriez-vous ?

J'essaye de laisser une trace.

 Quelle est le rôle d'un artiste aujourd'hui, croyez-vous avoir une influence sur le monde ?

Nous n'avons de valeur qu'en fonction des risques que l'on prend. En tant qu'artistes, nous avons assurément un impact sur cette Terre. Nous sommes les révélateurs de notre Époque, et les interprètes du monde dans lequel on vit. Certains d'entre nous ont même la chance de pouvoir lui donner forme. Ce sont ceux qu'il nous faut bien regarder. C'est le type d'artiste que j'essaye de devenir.

 Alors, être un artiste, c'est quelque chose de raisonnable ?

Si je répondais non, ce serait me dénier en tant qu'artiste. Je crois que quelque soit la situation dans laquelle on est, qui que l'on soit, tout est une affaire de circonstances. Si la vie vous tend une orange, peignez des cerises. Faites toujours de votre mieux avec ce que vous avez, et si l'occasion se présente, faites encore mieux.

 Quels autres artistes vivants aimez-vous et qu 'en est-il des artistes du passé ?

En ce moment, certaines choses que font Shepard Fairey et Bansky. Il me semble qu'ils transmettent un message puissant.Et pour un artiste du passé, je dois absolument citer Temara de Lempicka. Bien que mon style n'ait rien à voir avec le sien, elle m'a beaucoup influencé. Depuis l'enfance, dès que j'avais l'occasion de voir une de ses œuvres dans un livre ou un magasin, je m'arrêtais immédiatement pour observer. J'aimais son art avant même de savoir ce qu'était l'art. Peut-être que c'est le cubisme qui m'attirait, ou cet aspect classique du à la rencontre du modernisme et de l'art 1900, je ne suis pas sur, mais je crois avoir voulu peindre parce que j'avais vu un de ses portraits quelque part.

 Comment aimeriez-vous que les gens voient votre travail ?

Je ne m'attends pas à ce que tout le monde admire mon travail et je sais bien que mon style ne convient pas à tous.Cela dit, j'apprécie simplement le fait de fournir à mes fans et ceux qui me suivent fidèlement, un art qu'ils désirent.Ce sont eux qui m'inspirent et c'est par eux principalement que j'existe en tant qu'artiste. J'adore recevoir leurs impressions, qu'elles soient positives ou négatives. Leurs réactions à mon travail ont une vraie influence sur mes projets futurs.

 Dans quel type d'environnement aimez-vous travailler ?

Ici, en Italie, j'apprécie le fait de me lever tôt pour me diriger vers le centre ville. Je prends un cappuccino et je me balade dans les rues de Pordenone tout en absorbant la culture locale. J'écoute les habitants discuter sans fin. J'observe les gens sur leurs vélos dans les rues, j'admire les vieux bâtiments , les murs, les routes pavées et le paysage qui défile.J'assimile tout ce que je peux, et lorsque j'ai accumulé plus qu'il n'en faut d'inspiration, j'ouvre les fenêtres de mon atelier et je me mets à créer. Je dirais que le meilleur environnement pour moi, c'est le changement.

 Est-ce qu'il est nécessaire d'avoir suivi un enseignement académique pour être artiste ?

Je pense que l'origine principale de toute forme d'entrainement est la passion. De manière évidente, plus on aura eu d'expériences ou d'enseignements, plus ça affectera notre façon de voir le monde.Plus on est capable d'utiliser des outils que l'on a jamais utilisé. Plus notre esprit est affuté lorsque l'on prend des décisions. Plus large est la palette de couleurs que l'on peut utiliser. Mais la seule véritable qualité primordiale pour un artiste, c'est l'ouverture d'esprit.

 Laquelle de vos œuvres avez-vous choisi de présenter à nos lecteurs ?

J'ai choisi cette œuvre-ci parce que j'ai pensé que c'était la peinture la plus récente que j'ai réalisé , et qui donne à penser. J'ai eu beaucoup de retours très différents à propos de ce tableau, et j'ai apprécié les commentaires.



 Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Je viens de terminer d'écrire mon premier livre, remplis de belles images de l'Italie avec un soupçon de descriptions et de citations motivantes. Ce dont je suis très fier. On peut l'acheter en passant par mon site web. Je travaille aussi sur un projet de très grande taille que je montrerai bientôt. Il m'a fallu presque trois ans pour le terminer ! Vous pouvez voir mon travail à l'adresse

www.hollyworx.com .

Je tiens le site à jour et régulièrement apparaissent de nouvelles choses alors restez à l'écoute.

 Avez-vous un message à faire passer à ceux qui n'ont jamais vu d'expositions ou visité un musée ?

Oui, essayez de sortir de votre caverne plus souvent.

 Avez vous un message à transmettre aux lecteurs de ce blog ?

Je vais laisser nos lecteurs avec ceci :
Nous sommes seulement aussi libres que l'est notre voisin...En exprimant ma liberté je prends la responsabilité d'énoncer la vérité. La vérité de mon opinion personnelle. La vérité de ma propre perspective. Créer cette vérité est mon obligation. Pas seulement dans le but de créer de l'art de ou d e m'exprimer. Mais afin d'être libre de faire ce choix. C'est une liberté qui vaut la peine d'être répandue.C'est là que réside la beauté de l'art. C'est la que la beauté de tout art sera toujours. L'art est la forme de liberté la plus authentique que l'homme connaisse pour l'instant.
Souvenez-vous, si vous voulez être entendus, il faut que vous écoutiez. C'est pourquoi j'apprécie le temps que vous prenez pour lire ceci. C'est pourquoi j'apprécie chacun de mes admirateurs. N'hésitez pas à me faire part de vos sentiments, ou vos commentaires Merci.

Et bien, de rien, c'est bien entendu avec un grand plaisir que j'encourage nos lecteurs à se rendre sans plus tarder sur votre très beau site afin de déguster les oeuvres présentées, et quant à moi, je vous retrouve bientôt pour vous montrer les oeuvres en cours et quelques autres terminées.

lundi 27 octobre 2008

Un demi-dieu et une femme bleue

Je sors d'un week-end mouvementé et maintenant que les baleines sont sures d'être protégées par les Baleines watchers, donc un peu les Weight watchers, je peux me lancer dans une autre grande toile, alors pour l'instant et pour une fois, un peu de surprise, mais je peux en dire deux mots, il y a un grand retour vers le brut de prévu avec un masque et des coureurs, quelques demi-dieux bien sur, et une expérimentation, enfin, je passe mon temps à essayer, on ne peux qu'essayer, on fait de son mieux, on donne son max, et voilà. Toujours aussi déçu des enchères ebay, mais là c'est une autre histoire je préfère me préparer à mes divers projets d'expo, les miennes et celles d'autres artistes, un bon gros truc original, mais je reparlerai de tout ça.

En attendant, Voici une nouvelle huile, de petite dimension, pour laquelle j'ai développé une affection particulière, la femme bleue, intitulée "Shockwave" et une nouvelle figure de demi-dieu, toujours dans la série et par conséquent intitulé de façon éloquente " numéro 3". Je salue ceux qui entre tous attendent le numéro 6 avec impatience, respect si vous êtes de ceux-là.

Laissons parler les couleurs

Voilà, et bien entendu, bientôt une nouvelle interview, celle d'un artiste américain que j'aime beaucoup, James Dillon Wright

jeudi 23 octobre 2008

Save the Whales !

Une foule bigarrée sur une plage avec au loin un château improbable, une fosse vers la quelle plonge une petite baleine bleue, protégée par l'homme aux cheveux d'or, la momie moderne, et d'autres compères, seul le fumeur de pipe étrange semble se désintéresser de la situation... conspiration ? simple désintérêt ? A l'heure qu'il est, comment voulez-vous interpréter les signes , lorsqu'ils sont usés, fatigués , à bout de nerf. Il est temps que l'imaginaire prenne le dessus, avec toute sa force déterminée d'imprécision et d'exactitude, avec ses détours et ses égarements. Afin que chacun écrive son histoire. Librement et simplement, mais dans la sincérité, loin de tout contrôle.

Voici donc "Save the Whales !", huile sur toile, signée (enfin), et présentée dans sa version finale. ce qui me laisse le temps de terminer les "Coureurs" et "Aurélia", hommage à Gérard de Nerval. Et puis quelques dieux et demi-dieux...

Entracte : De l'art de ne jamais s'ennuyer et de se la péter (sic)

Alors là, il y en a qui se disent, entracte? alors ça veut dire que tout bientôt le deuxième acte de ce fameux reportage sur Banne va voir le jour, l'Arlésienne est de retour, meunon meunon, je veux parler de mes passe-temps lorsque je ne peins pas, entre deux toiles, et bien figurez-vous, narrativement ou librement, ah on se marre bien quand même, et bien entre deux toiles... je peins et je dessine, et d'autres choses, mais ça c'est uniquement si on me supplie de raconter, je ne vois rien, donc, je passe à la suite - j'avais tapé la 'suitre', ce qui était assez joli et un peu vulgaire, comme une vraie jolie fille, oh qu'est-ce que j'ai pas dit là, enfin bon, passons, disons que j'ai rien dit. Or donc, j'ai quelque petits bristols sur lesquels je m'acharne avec littéralement ce qui me passe sous la main selon la liberté que j'ai ou l'endroit ou je suis, ou encore si j'ai pas oublié les bristols en question, bon, et bien en attendant d'apporter la touche finale à mes 'adorateurs de baleines' , j'ai entrepris une petite série qui va plus vers le brut de brut et encore que, je m'y perds dans les classifications mais parait-il que je serais un vrai outsider, d'un côté, ça tombe bien, j'ai pas besoin de refaire le titre de mon blog, et puis j'aime assez, donc oui, mes petits bristols ... alors je commence une petite série de Dieux et demi-dieux en hommage à la première édition des célèbres Gods and Demigods de TSR, comprenne qui peut comme disait Bobby, donc il y a un truc génial dans les séries et j'ai compris ça dans la production de certains artistes, tu fais une série et bing tu t'emmerde plus avec les titres tu dis "nom de la série (par exemple une super série comme Dieux et demi-dieux , voilà, par exemple)" et un numéro, par exemple voici Dieux et demi-dieux 1

Vous avez donc bien compris le principe, alors le '1' on dirait une technique mixte mais c'est ça la grosse feinte, c'est de l'acrylique, et donc voici le numéro 2

Voilà et là donc, c'est.... de l'huile, enfin de la peinture à l'huile, bien sur, l'huile , elle est dedans, il est pas beau le numéro deux, oui, je viens de remarquer qu'on peut aussi se la péter en écrivant les numéros en toutes lettres, mais tout lasse, tout casse, tant va la cruche à l'eau, mais comme annoncé ne pas s'ennuyer , c'est tout un art, alors, toujours décidé à ne pas 'finir' la vraie toile du moment, je me lance dans un autre type d'activité pour fuir l'ennui, peindre dans un style qui n'a pas grand chose à voir avec ce que l'on fait d'habitude sur un support qu'on a pas l'habitude d'utiliser, ce qui nous donne une jolie petite toile ronde, qui si on veut continuer à se la péter, on peut appeler un tondo, réalisé sur bois, qui plus est, venu de Turquie, il ne reste plus qu'à donner un titre absolument et profondément inspiré, par exemple ici " Résolution ", ce qui nous ramène aux numéros, puisque les résolutions portent un numéro, sauf que dans ce cas là, juste pour se la péter, et ben non, pas de numéro.... Ah... vous avez vu "Résolution"....."Laquelle" "Non, la seule, LA "Résolution"" bref mais les bonnes choses ayant une fin voici pour finir cette fameuse "Résolution", huile sur bois

Alors je sais pas vous mais la maitrise de la sélection en cercle de Photoshop, c'est pas génial génial, et bon sinon, c'est tout pour aujourd'hui, sinon, tant que j'y pense, je voulais dire que j'aimais Prévert....beaucoup, beaucoup, et que quand on aime , il faut le dire.

lundi 20 octobre 2008

Quoi de neuf docteur ?

Et bien voilà que j'arrive à la dernière ligne droite de cette fameuse et longue huile encore sans titre et sans détails finaux et autres glacis, donc je vous livre le projet tel quel, qui devrait quand même ne plus trop s'éloigner de ce que vous voyez là

samedi 18 octobre 2008

Jongler avec ses peurs

j'adore lancer des titres comme ça, qui évoque un nouvel épisode de Mireille Dumas ou une tête de gondole du rayon développement personnel de la Fnac, alors pourquoi donc ? et bien alors que je devrais travailler à terminer la grande huile, j'ai terminé une petite huile de  20 par 20 cm, intitulée les Monstres paranoïaques, où l'on peut voir une réflexion menée sur le thème : "qui fait peur et à qui ?" , donc voici.... la petite toile terminée

Et puis il semblerait que la nouvelle mode sur ebay soit  : je t'achète une toile et en fait c'était juste pour rire , en fait tu ne verras jamais les sous, ou alors, variante... désolé mais c'est ma fille de 15 mois qui a acheté l'objet par hasard ( Hum, hum ) enfin, passons, voilà ce qui explique le retour en vente de"I want the Future" et" Birdie Nam Nam" , donc. Je sais bien que c'est la crise, mais vous inquiétez pas les gars, ce ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir, la récession, elle est dans les têtes, hein que ça fait pas de mal un peu de méthode Coué de temps en temps.

mercredi 15 octobre 2008

Un jour à la plage ...

Je continue à vous faire suivre la progression de ma dernière huile, et il faut de la patience avec l'huile c'est bien connu et les choses se transforment, rien n'est figé . Alors d'abord l'image, là où j'en suis et puis on en cause un peu :

Bon, d'abord, vous avez remarqué que je fais des efforts de photographe, non ? Et bien j'en fais, comme on disait dans une vieille pub à l'époque où je regardais encore la télé, j'ai presque un coup de nostalgie tiens ! Non, mais, sérieusement que dire ? Une bande de mec partent en mission et pour ceux et celles qui sont attentifs, on notera certains personnages récurrents, même si ils possèdent plusieurs formes, tels les avatars des mythes indiens, non... il n'a pas Jean Claude, ni Steve, mais ce bel athlète blond en pull, et d'ailleurs je me disais que dans l'histoire de l'art, il y a comme une sorte  de tabou sur le pull over, le bon vieux chandail si on veut parler juste, alors réparons cette injuste erreur, je me suis dit la même chose pour le jean à rayures qui a fait fureur dans les années 80, bon d'accord, plus du coté de la Flèche, si vous me suivez, mais enfin, alors disons que j'étais tranquillement en train de peindre une allégorie de l'aveuglement de nos masses soucieuses de leur apparence, lorsque voilà t y pas que surgit une baleine dans le cadre, qui était censé être surveillé, alors là, je me dis qu'est-ce qui peut arriver encore? Et puis qu'est-ce que c'est que cette tour biscornue ? pourquoi cet homme (homme ?) sans mains qui lève les bras au ciel; ah, les mystères, les interrogations et la mer....

J'espère que vous avez tous visité le magnifique site consacré à Jerzy Ruszczynski , entre autres , que j'ai mentionné dans le billet précédent, sinon, allez-y vite c'est à cette adresse :

http://jerzyruszczynski.hautetfort.com/


quant à moi je vous retrouve très bientôt, pour vous parler de mon apparition sur de nouveaux sites de qualité comme celui de l'excellente et nécessaire revue Artension, nécessaire parce qu'on a toujours besoin de sons de cloches différents, et d'amateurs de nouveauté.
Et avant que j'oublie, la très talentueuse Martine D'olivo expose à La Maison du Béal près de Marseille, à Pont de  l'Etoile , du 18 au 27 Octobre 2008 , un lieu à découvrir si vous passez par là, n'hésitez pas !



vendredi 10 octobre 2008

A la Rencontre de Jerzy Ruszczynski

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Je suis absolument ravi de pouvoir vous présenter ici un artiste que j'aime tout particulièrement tant son œuvre est riche et originale, j'envie ceux qui ne le connaissent pas et vont seulement le découvrir. Jerzy Ruszczynski est un artiste polonais qui s'est lancé dans une exploration de nos univers mentaux à travers une œuvre qui rappelle les moments les plus créatifs du surréalisme des débuts. Il allie à cet quête intellectuelle un travail graphique expressif et généreux. Chacun de ses tableaux est un petit monde à visiter, où il fait bon se perdre et desquels on ressort transformés, ragaillardis et plus que jamais prêtes à défendre l'art , si précieux, si essentiel. Je vous invite à le découvrir ici :

Dites-nous, à quel âge avez-vous commencé la peinture ?

J'ai commencé à peindre dès l'age de 8 ans.

Qu'est-ce qui vous a encouragé à en faire un métier ?

C'est pour répondre à un besoin de création viscéral que j'ai débuté la peinture, mon monde était complètement inscrit dans cette activité. Je voulais comprendre le monde par les transformations plastiques.Et mon premier professeur a été Rubens à travers l'étude de son oeuvre.

Comment décririez vous votre méthode de travail ?

Je m'attache à la réalisation d'un plan en recréant ce qui m'entoure, puis je me lance dans une psychanalyse de celui-ci, c'est la phase recherche. Je crée une esquisse et je m'y plonge en examinant ma psyché et par ce biais, ma réaction à l'ensemble des réalités.

Quelle est la place de l'artiste aujourd'hui, à votre avis ?

Je pense qu'à notre époque, un artiste devrait examiner son monde intérieur en fonction des réalités extérieures. Et parallèlement à cela, à cette auto-analyse, il devrait toujours se poser des questions et essayer d'y répondre.

Et donc, c'est raisonnable d'être un artiste ?

Oui, je le pense, il est raisonnable d'être un artiste car en créant, nous livrons des connaissances sur nous-mêmes, sur l'homme en général, à un moment où il examine la relation entre son esprit et les réalités.

Quels autres artistes aimez-vous ?

J'aime tous les artistes chez qui je constate un pouvoir de transfert – et c'est difficile pour moi de vous donner une liste précise – l'estimation de la valeur d'un artiste est subjective. Mais si je dois absolument citer quelqu'un alors, je vous dirais que dans cette catégorie je place les peintres du Moyen-age. J'aime les compositions de Bosch, Dürer, Rembrandt; j'admire beaucoup l'art espagnol, Goya, Velazquez. J'aime Delacroix, les Impressionnistes, l'école Monahium, Miro, Klee, Kandinsky et je pourrais en rajouter beaucoup d'autres. En fait, j'aime toute oeuvre d'art pourvu qu'elle soit authentique et sincère.

J'ai choisi de présenter une œuvre du passé, qui m'a fait une grande impression tout récemment. J'attends d'un artiste qu'il introduise le maximum de valeurs différentes à l'art et il est difficile de classer lesquels sont les plus créatifs, tout dépend de l'époque dans laquelle on nait.

Comment aimeriez-vous que les gens voient votre travail ?

Si on parle du spectateur, alors la réaction est un élément essentiel dans mes créations.

Lorsque l'on s'exprime, on attend de savoir, on attend de savoir ce qui va advenir de cette expression.La lecture d'une œuvre change avec le temps qui passe, et des contenus qui signifient quelque chose au moment où ils sont exprimés peuvent très bien disparaitre de votre esprit avec le temps. Le spectateur doit alors aussi décoder le contexte historique qui accompagne l'image. La forme, la couleur et le contenu de l'image deviennent notre ici et maintenant. L'expression de ces codes de manière fidèle , authentique et consciente, est tout à fait connectée avec le créateur, et c'est seulement à cette condition qu'il sera possible de rentrer en contact avec le spectateur.Je cherche à transmettre les sentiments qui me traversent pendant la création de l'œuvre au spectateur, de manière à ce qu'il puisse à son tour ressentir ma réalité à ce moment là, ce qui l'a causé et pourquoi.

En travaillant sur l'image avec le mouvement, la forme, les formes et les couleurs, j'essaye sincèrement de décrire un contenu, j'effectue une description psychanalytique de l'action de la réalité sur mon esprit et des réactions engendrées.

Je transforme des impressions optiques ou autres en entités intellectuelles et psychiques, puis je les retranspose dans la langue plastique de l'art Je montre simultanément ce qui agit sur l'esprit, les formes qu'il accepte et les formes qu'il rejette, les raisons et les résultats etc...

Mon objectif est de me comprendre moi-même pour l'autre, et à travers l'autre, continuer à trouver des questions pour moi-même mais aussi pour les autres, ainsi, nous atteignons un état où l'autre et moi sommes équivalents.

Dans quelle atmosphère aimez-vous créer ?

Je crée principalement dans la solitude, bien que je travaille en groupe avec plaisir, c'est même sur que travailler en groupe est pour moi encore plus créatif.

Est-ce que l'étude académique des arts est essentielle ?

Je pense que les écoles académiques ne fournissent pas toujours un enseignement correct. Il y a des moments où il vaut mieux qu'un artiste suive son propre chemin.A propos de la formation de l'artiste, il est nécessaire que plusieurs facteurs soient réunis et notamment se construire en rencontrant d'autres artistes, qui seront capables de former le jeune créateur sans interférer avec son individualité. C'est très difficile et peu de gens savent le faire. J'ai eu la chance de rencontrer un tel homme, il s'appelait Eugeniusz Kochanowski.

Laquelle de vos œuvres voulez-vous présenter à nos lecteurs ?

Il y a beaucoup de tableaux qui comptent pour moi, je vous présente ici l'un des derniers en date.

A quoi travaillez vous en ce moment et quels sont vos projets ?

A présent, je réalise de nombreuses œuvres dans lesquelles j'essaye de mettre en forme ma théorie mentale, sur laquelle je travaille sans cesse et que je peaufine.Depuis 25 ans , je tiens un journal de mes considérations théoriques, sur lesquelles je travaille, ainsi que des remarques d'ordre plastique.

Ou peut-on voir vos œuvres ?

Je présente mes peintures sur plusieurs sites web :

http://www.artmajeur.com/ruszczynski/

http://www.jerrus2005.republika.pl/

http://www.jerzy-ruszczynski.webpark.pl/

http://jerzyruszczynski.hautetfort.com/

De temps en temps, j'organise des expositions en France et en Pologne, et parfois je vends sur eBay.

Et bien c'est parfait, je suis convaincu que tous, et toutes allez vous précipiter vers les sites en questions, allez y !

Je vous retrouve demain merci

jeudi 9 octobre 2008

C'est quoi cette couleur de cheveux ?

Je reprends donc où j'en étais hier avec une photo un peu floue sur laquelle on ne voit rien dont j'ai le secret, pour vous présenter l'avancée du tableau dont je parlais . Avec une vue globale cette fois...

mercredi 8 octobre 2008

Le Mou dans la Corde à Noeuds

Ah, cette fameuse expression, il fallait bien que que l'utilise un jour et j'attendais le moment propice et quoi de mieux qu'une bonne vieille crise économique pour vous donner l'impression que le monde est fichu, que si on ne fait rien, ..., et ben, il se passera rien, ces espèces de formules rituelles sur le cac et le dow qu'on croit comprendre à force de se le faire matraquer, et en fait qui sait exactement ce qui se passe exactement, en fait de la même manière qu'il était déjà difficile de comprendre pourquoi inlassablement les valeurs boursières montaient, il est tout aussi compliqué de comprendre pourquoi elles baissent tout à coup, mais Jean Pierre Gaillard a laché le mot sur France info, c'est irrationnel, ah bon? et ouais! ah bon alors personne ne peut y apporter de solution rationnelle, alors la bourse et les marchés c'est un peu comme l'art, impalpable... on nous dit aussi, avant on produisait maintenant on spécule, sans déconner, vous venez de découvrir ça? vous venez de découvrir le coté rapace et sans pitié du monde financier? Je vous pensais moins naïf, enfin bref, c'est pas le moment de sortir au restaurant, restez chez vous, on va passer distribuer les tickets de rationnement et les combinaisons de survie, ....mais attendez, on est quand même nos culs bien confortablement assis dans nos fauteuils, ou chaises ou tabourets, ou alors, vous surfez debout - ce qui est logique pour le surf, soit il dit en passant- , c'est quand même plus tranquille ici que sur le bord de l'Euphrate, on est toujours à se plaindre, et puis il y a les Cassandres à retardement, j'te l'avais dit, René, keskechtavédi? évidemment, comme on dit en anglais what goes up... must come down, et puis regardez; c'est un blog artistique et me voilà en train de disserter pour le néant, enfin, ça, des fois c'est de l'art aussi, mais je ne vais surtout pas m'aventurer là-dedans, bref again. Si je m'exprime là-dessus, c'est parce que la peur ne doit pas faire la loi....jamais! Et si les spécialistes du monde entier font, et si on croit qu'il font sincèrement leur job, alors tout se tassera, bon, c'est vrai que pour le moment, c'est pas vraiment la joie mais c'est un peu comme quand un gamin attend de se faire pincer avant d'avouer une autre bêtise, puis seulement après une autre, au lieu de tout dire tout de suite histoire qu'on trouve une solution, non, la nature humaine se nourrit de ce suspense à deux balles, non c'est pas moi, non, non, non, bon ok c'est moi mais j'ai rien fait pour ....alors je propose qu'on décide d'absoudre les banquiers, de leur dire que d'accord ils ont tous déconné mais bon, ça passe on va pas se battre, on essaie juste de réparer un peu, mais il y aura toujours, et c'est le problème, des gens qui jouissent du secret, du fait de ne pas se faire choper, même si on se contrefout de ce qu'ils font, alors du coup c'est une connerie avouée après l'autre, humain, quoi, tristement et heureusement humain, humain trop humain, au moins Picsou il était marrant, hop, un haut de forme, des guêtres un tas d'or et il nous laissait tranquille.

Mais pendant ce temps-là, un peu honteux d'avoir été hypnotisé par le mantra France info, je continue à peindre et je vous invite donc à découvrir deux personnages figurant sur la prochaine huile sur toile, et inspiré par la crise. De l'or qui part en fumée, et les sinistres qui se rendent. Enfin voilà. Donc deux images de détails à un niveau "pas-fini-du-tout" mais je trouve que c'est intéressant. Je vous invite aussi à visiter le blog 1000papiers sur blogger, où nous vous attendons pour monter un beau projet artistique, qui ne coûte qu'un peu de bonne volonté et d'imagination. Et dites vous bien que l'art a toujours traversé toutes les crises les guerres, toutes les horreurs, et qu'il tendu la main aux desespérés, illuminé la vie de gens de toutes les nations, toujours fait face à la peur. Je pourrais dire amen, mais il ne s'agit pas de ça, je ne fais pas de sermon je râle dans mon bistrot personnel, et puis dans dix ans tout ça sera bien oublié. Je prends les paris.

lundi 6 octobre 2008

A la Rencontre de David Padworny

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J'ai découvert le travail de David Padworny sur Internet et je n'ai pas tardé à apprécier de plus en plus son originalité très expressive, la diversité de ses thèmes et techniques ainsi que sa personnalité très attachante. Passionné d'art depuis l'enfance, il présente des travaux généreux à travers lesquelles on peut sentir un engagement total de l'artiste. Les textures et les couleurs de ses œuvres maintienne un intérêt constant qui va et vient du détail à la vue d'ensemble, créant une cohésion dans la diversité de son œuvre. Plus particulièrement intéressé par le portrait, qui stimule son appétit de matière et d'expression, ce jeune peintre américain de Baltimore est à ajouter à la liste des artistes à surveiller de près. Assurément il m'a conquis. Écoutons le ...

Dites moi, comment avez vous commencé la peinture ?

Aux alentours de mes six ans, à l'age où j'entrais à l'école, un de mes voisins travaillait comme illustrateur de livres pour enfants. Il possédait un atelier chez lui, et je lui rendait souvent visite puisque j'adorais le regarder travailler. Il illustrait les livres d'images tirés de mes dessins animés préférés, et je trouvait magique la façon dont il donnait vie à ces personnages familiers, juste sous mes yeux. Vers l'age de huit ans , en Ce2, j'ai remporté mon premier concours artistique pour une série de dessins de robots. J'ai continué à travailler le coté artistique de manière passive jusqu'à l'age de douze ans ou j'ai commencé à travailler avec un illustrateur connu de Highlights Magazine, Sidney Quinn. C'est à peu près à cette époque que j'ai commencé à travailler à des peintures de grande dimension. Comme cela me revenait très cher pour acheter le matériel artistique, c'est vers l'âge de 12 ans que j'ai investi dans un aérographe et un compresseur, et que j'ai commencé à vendre des travaux sur commande. J'achetais le meilleur matériel disponible, et à l'heure actuelle, il m'en reste encore beaucoup. Chaque certificat d'authenticité que j'envoie avec une toile, est signé avec un pinceau Winsor and Newton série 7 en poil de martre que j'ai acheté à cette époque.

Et qu'est-ce qui vous a décidé à en faire votre activité principale ?

La peinture m'aide à mieux me comprendre, ainsi qu'à comprendre le monde extérieur. J'adore l'acte de création, et je trouve cela très gratifiant. Ainsi, dans les moments les plus difficiles, c'est toujours vers l'art que je me tourne, et c'est une grande aide pour dépasser et comprendre les choses. Lorsque je regarde en arrière, que je regarde ma vie, je regrette à quelle vitesse le temps passe, mais si je passe ce temps à créer des œuvres d'art, j'éprouve un sentiment de satisfaction substantiel.

 Si vous deviez définir très rapidement ce que vous tentez de faire, que diriez-vous ?

J'aimerais représenter à la fois mon époque ici et maintenant et moi-même, sachant que je me considère comme un produit de la nature et de des acquis de mon éducation et mon environnement coïncidents.

 Quelle est la position de l'artiste dans la société d'aujourd'hui ?

L'artiste reconnaît la valeur de sa propre perspective, unique, et réalise des œuvres d'art en guise de moyen de communication, une façon de représenter un moment de l'histoire, et d'en proposer un commentaire individuel.

 Est-ce bien raisonnable d'être un artiste ?

Je pense que je dirais qu'il est raisonnable d'être ce que l'on veut. Certaines choses s'avèrent plus difficiles que les autres, voire impossibles. Mais le seul moyen de le savoir est d'essayer. Je préfère du coup faire de mon mieux et tenter, que de me demander que serait-il arrivé si ... sur mon lit de mort.

 Quels autres artistes vivants admirez-vous ?

Je suis complètement plongé dans un monde d'images. Je suis entouré de centaines de livres d'art, mes murs sont couverts de reproductions de grandes œuvres et j'ai deux cadres numériques qui font tourner un ensemble de mille grandes peintures chaque jour. En conséquence de quoi il est difficile pour moi de choisir quelques noms d'artistes puisque je suis constamment inspiré par tant de gens. Ceux qui me viennent à l'esprit immédiatement sont Chaim Soutine, Pablo Picasso, Frank Aurbach et Edward Keinholz.

Parmi les artistes vivants que vous admirez, lequel recommandez vous à nos lecteurs ?

Je pense que je vais dire Susan Rothenberg, pour qui j'ai le plus grand respect.

Vous pouvez voir un exemple de son travail en cliquant sur ce lien

http://www.art45.ca/oeuvres/rothenberg/rothenberg1_full.jpg

Quelle réaction attendez-vous des spectateurs de votre œuvre ?

Quand je travaille, je me plonge dans la peinture, et j'essaye de ne pas la juger d'une perspective extérieure. L'œuvre exprime une chose que je veux dire , quelque chose que je veux montrer et à laquelle les gens peuvent réagir comme bon leur semble. J'aime que cela produise une réaction, je ne m'occupe pas de savoir si elle est positive ou négative.

Dans quel sorte d'environnement aimez-vous travailler ?

Là où il n'y a aucune distraction. Lorsque je travaille cela peut durer des heures et des heures, mais une simple distraction peut couper mon élan complètement travaille souvent toute la nuit pour cette raison : si la peinture avance bien, je travaille de minuit au lever du jour.

Est-il nécessaire selon vous d'avoir suivi une formation académique?

Je ne le pense pas, mais ça peut aider. Les critiques, en particulier, peuvent être précieuses.

Quelle œuvre avez vous choisi de présenter à nos lecteurs ?


DAVID PADW0RNY, SANDSTORM PASSAGES, Huile sur Toile,
16 x 20 x 3/4 in., signé devant et derrière.

A quoi travaillez-vous en ce moment ? Quels sont vos projets ? Et où peut-on voir votre travail ou acheter une œuvre ?

Il y a des milliers d'images de mon travail, et cela comprend des agrandissements détaillés, permettant de voir les coups de pinceau et les textures. Vous pouvez les voir sur mon site web www.padworny.com .

Si une œuvre vous intéresse, envoyez un email à l'adresse David@Padworny.com . Je vends des œuvres régulièrement et je dispose de peintures à tous les prix.

Que diriez-vous à ceux qui n'ont jamais été voir une expo ou ne sont jamais entré dans un musée ?

Lors des vernissages, j'aime le côté stimulant et vie sociale lié à la rencontre d'autres artistes et d'amateurs d'art, mais j'aime aussi le calme d'un musée. Ce sont deux activités que je recommande.

Quel message voulez vous transmettre aux futurs lecteurs de cette interview ?

Merci de vous intéresser à l'art et merci pour l'intérêt que vous portez à mon travail.

Et c'est à mon tour de VOUS remercier, et de vous souhaiter une longue carrière. Encore une fois, je vous encourage à faire un tour sur son site, et je quant à nous , nous nous retrouvons demain pour une autre interview, d'un artiste polonais cette fois.

vendredi 3 octobre 2008

Les Lunettes molles

Je poursuis donc l'exploration, ou plutôt la visite guidée de mon petit atelier, ou les bonnes odeurs d'essence de térébenthine se mélangent à l'odeur du tabac, hum hum, c'est assez peu engageant comme atmosphère, mais on y est très bien, tout près du piano et adossé à la bibliothèque, alors c'est là que je travaille en ce moment à mes lunettes molles, oui je sais, mais ce ne sont pas des montres molles, là, des lunettes et il y a aussi de la fumée, assez étrange, et je crois bien que l'un des personnages essaye de nous dire quelque chose, et quel est cet oiseau au long cou, bref plein de petites histoires en une, et je vous livre cette huile sur toile en cours, tel quel, en l'état, à une étape assez peu avancée mais qui donne peut-être une idée de l'orientation que va prendre cette toile, à moins que je ne m'arme de mon gesso et que je recouvre tout, non, je vais encore explorer un peu.

Tiens , si vous passez par Metz ce soir, il y a la Nuit Blanche, un événement artistique qui permettra de faire découvrir le futur site de Beaubourg-Metz , grande réalisation entreprise ici, et très importante pour l'avenir artistique de la région Est.

Voilà, c'est tout, bientôt deux nouvelles interviews passionantes, Monsieur Padworny, un talentueux expressioniste américain, et Monsieur Rusczynski, un polonais à découvrir assurément si vous ne connaissez pas .

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