Le Mou dans la Corde à Noeuds
Par jeff le mercredi 8 octobre 2008, 23:14 - Elucubrations et autres billevesées - Lien permanent
Ah, cette fameuse expression, il fallait bien que que l'utilise un jour et j'attendais le moment propice et quoi de mieux qu'une bonne vieille crise économique pour vous donner l'impression que le monde est fichu, que si on ne fait rien, ..., et ben, il se passera rien, ces espèces de formules rituelles sur le cac et le dow qu'on croit comprendre à force de se le faire matraquer, et en fait qui sait exactement ce qui se passe exactement, en fait de la même manière qu'il était déjà difficile de comprendre pourquoi inlassablement les valeurs boursières montaient, il est tout aussi compliqué de comprendre pourquoi elles baissent tout à coup, mais Jean Pierre Gaillard a laché le mot sur France info, c'est irrationnel, ah bon? et ouais! ah bon alors personne ne peut y apporter de solution rationnelle, alors la bourse et les marchés c'est un peu comme l'art, impalpable... on nous dit aussi, avant on produisait maintenant on spécule, sans déconner, vous venez de découvrir ça? vous venez de découvrir le coté rapace et sans pitié du monde financier? Je vous pensais moins naïf, enfin bref, c'est pas le moment de sortir au restaurant, restez chez vous, on va passer distribuer les tickets de rationnement et les combinaisons de survie, ....mais attendez, on est quand même nos culs bien confortablement assis dans nos fauteuils, ou chaises ou tabourets, ou alors, vous surfez debout - ce qui est logique pour le surf, soit il dit en passant- , c'est quand même plus tranquille ici que sur le bord de l'Euphrate, on est toujours à se plaindre, et puis il y a les Cassandres à retardement, j'te l'avais dit, René, keskechtavédi? évidemment, comme on dit en anglais what goes up... must come down, et puis regardez; c'est un blog artistique et me voilà en train de disserter pour le néant, enfin, ça, des fois c'est de l'art aussi, mais je ne vais surtout pas m'aventurer là-dedans, bref again. Si je m'exprime là-dessus, c'est parce que la peur ne doit pas faire la loi....jamais! Et si les spécialistes du monde entier font, et si on croit qu'il font sincèrement leur job, alors tout se tassera, bon, c'est vrai que pour le moment, c'est pas vraiment la joie mais c'est un peu comme quand un gamin attend de se faire pincer avant d'avouer une autre bêtise, puis seulement après une autre, au lieu de tout dire tout de suite histoire qu'on trouve une solution, non, la nature humaine se nourrit de ce suspense à deux balles, non c'est pas moi, non, non, non, bon ok c'est moi mais j'ai rien fait pour ....alors je propose qu'on décide d'absoudre les banquiers, de leur dire que d'accord ils ont tous déconné mais bon, ça passe on va pas se battre, on essaie juste de réparer un peu, mais il y aura toujours, et c'est le problème, des gens qui jouissent du secret, du fait de ne pas se faire choper, même si on se contrefout de ce qu'ils font, alors du coup c'est une connerie avouée après l'autre, humain, quoi, tristement et heureusement humain, humain trop humain, au moins Picsou il était marrant, hop, un haut de forme, des guêtres un tas d'or et il nous laissait tranquille.
Mais pendant ce temps-là, un peu honteux d'avoir été hypnotisé par le mantra
France info, je continue à peindre et je vous
invite donc à découvrir deux personnages figurant sur la prochaine huile sur toile, et inspiré par la
crise.
De
l'or qui part en fumée, et les sinistres qui se rendent.
Enfin voilà. Donc deux images de détails à un
niveau "pas-fini-du-tout" mais je trouve que c'est intéressant. Je vous invite
aussi à visiter le blog 1000papiers sur blogger,
où nous vous attendons pour monter un beau projet artistique, qui ne coûte
qu'un peu de bonne volonté et d'imagination. Et dites vous bien que l'art a
toujours traversé toutes les crises les guerres, toutes les horreurs, et qu'il
tendu la main aux desespérés, illuminé la vie de gens de toutes les nations,
toujours fait face à la peur. Je pourrais dire amen, mais il ne s'agit pas de
ça, je ne fais pas de sermon je râle dans mon bistrot personnel, et puis dans
dix ans tout ça sera bien oublié. Je prends les paris.

