Jeff Roland Outsider Art

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jeudi 23 octobre 2008

Entracte : De l'art de ne jamais s'ennuyer et de se la péter (sic)

Alors là, il y en a qui se disent, entracte? alors ça veut dire que tout bientôt le deuxième acte de ce fameux reportage sur Banne va voir le jour, l'Arlésienne est de retour, meunon meunon, je veux parler de mes passe-temps lorsque je ne peins pas, entre deux toiles, et bien figurez-vous, narrativement ou librement, ah on se marre bien quand même, et bien entre deux toiles... je peins et je dessine, et d'autres choses, mais ça c'est uniquement si on me supplie de raconter, je ne vois rien, donc, je passe à la suite - j'avais tapé la 'suitre', ce qui était assez joli et un peu vulgaire, comme une vraie jolie fille, oh qu'est-ce que j'ai pas dit là, enfin bon, passons, disons que j'ai rien dit. Or donc, j'ai quelque petits bristols sur lesquels je m'acharne avec littéralement ce qui me passe sous la main selon la liberté que j'ai ou l'endroit ou je suis, ou encore si j'ai pas oublié les bristols en question, bon, et bien en attendant d'apporter la touche finale à mes 'adorateurs de baleines' , j'ai entrepris une petite série qui va plus vers le brut de brut et encore que, je m'y perds dans les classifications mais parait-il que je serais un vrai outsider, d'un côté, ça tombe bien, j'ai pas besoin de refaire le titre de mon blog, et puis j'aime assez, donc oui, mes petits bristols ... alors je commence une petite série de Dieux et demi-dieux en hommage à la première édition des célèbres Gods and Demigods de TSR, comprenne qui peut comme disait Bobby, donc il y a un truc génial dans les séries et j'ai compris ça dans la production de certains artistes, tu fais une série et bing tu t'emmerde plus avec les titres tu dis "nom de la série (par exemple une super série comme Dieux et demi-dieux , voilà, par exemple)" et un numéro, par exemple voici Dieux et demi-dieux 1

Vous avez donc bien compris le principe, alors le '1' on dirait une technique mixte mais c'est ça la grosse feinte, c'est de l'acrylique, et donc voici le numéro 2

Voilà et là donc, c'est.... de l'huile, enfin de la peinture à l'huile, bien sur, l'huile , elle est dedans, il est pas beau le numéro deux, oui, je viens de remarquer qu'on peut aussi se la péter en écrivant les numéros en toutes lettres, mais tout lasse, tout casse, tant va la cruche à l'eau, mais comme annoncé ne pas s'ennuyer , c'est tout un art, alors, toujours décidé à ne pas 'finir' la vraie toile du moment, je me lance dans un autre type d'activité pour fuir l'ennui, peindre dans un style qui n'a pas grand chose à voir avec ce que l'on fait d'habitude sur un support qu'on a pas l'habitude d'utiliser, ce qui nous donne une jolie petite toile ronde, qui si on veut continuer à se la péter, on peut appeler un tondo, réalisé sur bois, qui plus est, venu de Turquie, il ne reste plus qu'à donner un titre absolument et profondément inspiré, par exemple ici " Résolution ", ce qui nous ramène aux numéros, puisque les résolutions portent un numéro, sauf que dans ce cas là, juste pour se la péter, et ben non, pas de numéro.... Ah... vous avez vu "Résolution"....."Laquelle" "Non, la seule, LA "Résolution"" bref mais les bonnes choses ayant une fin voici pour finir cette fameuse "Résolution", huile sur bois

Alors je sais pas vous mais la maitrise de la sélection en cercle de Photoshop, c'est pas génial génial, et bon sinon, c'est tout pour aujourd'hui, sinon, tant que j'y pense, je voulais dire que j'aimais Prévert....beaucoup, beaucoup, et que quand on aime , il faut le dire.

mardi 19 août 2008

Des promesses, toujours des promesses

Awaneguène je republie les photos des petits formats bretons avec des photos améliorées, donc disons passables, celles d'hier étaient vraiment horribles et j'ai rajouté un lien en cliquant sur chaque image pour aller l'acquérir sur ebay, bon je sais, c'est pas super de faire sa tambouille comme ça, surtout que j'ai plein de trucs à faire, la suite de Bann'Art, mais là, je n'ai pas eu vraiment d'échos alors je me demande si ça vaut la....bon j'arrête de faire le calimero, c'était juste une petite diversion pour resquiller sur le travail à faire, c'est que, je peins plus, (+ je note le signe parce que on entend pas le 's' comme dans moutonsses, vous connaissez j'espère), donc je peins plus et puis j'écris moins ( ou pour les provençaux moinsse), je suis un peu déboussolé parce que je suis passé de Banne à la Provence puis Florence, les Offices, le Palais Pitti, la douceur de vivre, puis Vernazza, et ma rencontre inattendue avec une peintre anglaise, je vous présenterai et un peintre italien très intéressant qui défend sa position d'artiste le soir devant la mer avec les vieux du village en sirotant un verre, pendant que le calme arrive progressivement sur la place très animée, juste face à la plage et le port de cette surprenante et splendide petite perle de village accroché à son rocher. Puis aprés ça je suis retourné en Provence, à qui je dois tant, dont les cigales ont accompagné mes premières virées dans la montagne avec mon pote le berger, qui lui, sculptait sa canne, et on pouvait y voir le résumé de sa vie de 80 ans, le tout enroulé en spirale jusque tout en bas du bois. Puis je suis revenu vers mon Liverdun dans le Nord Est, parce que mon père était malade, pour ensuite repartir vers la Bretagne, Pont-Aven, dont je ne connaissais pas grand chose, et que le très chaleureux Pondeville m'a narré en douceur devant son atelier là-bas, encore un endroit aux multiples galeries, dont certaines recelant des joyaux, et puis ma forêt bretonne et les rochers moussus, et les galettes, et le soleil et la pluie mêlés par le vent, les artistes de Huelgoat, dont l'excellente Sylvie Bozoc, à la fois sculptrice et peintre (et aussi musicienne), qui expose et travaille dans l'ancienne maison de la famille Kerouac, tout ça, je vais le distiller, en n'oubliant pas l'interview de la très originale et talentueuse Mu, très très bientôt - Une de ses toiles apparait dans le petit musée de l'imaginaire du 21eme pour vous mettre en bouche, comme on dit de manière si idiote mais il y a toujours un degré où ça me fait rire. Bref, et là, voilà mes peintures bretonnes avec liens et photo potable : ( ah oui et je m'adresse à Tarek mon ami, excuse moi, je suis rentré sans passer te voir, je sais c'est mal, je n'ai rien à dire j'ai tort, allez assez de mea culpa comme ça)

Igor 2008

 

The Lovers 2008

 

Rondo 2008

 

A Day in Spring 2008

 

Red Lulu 2008

Boris 2008

Tale of the West Coast 2008

Leonardo 2008

mardi 5 août 2008

Bann'Art 2008 :ACTE PREMIER

Après un périple qui m'a mené de l'Ardèche en Italie, de Banne à Florence en passant par les Cinqueterre,puis en Provence, je reprends donc le cours de ce blog alors que je me suis retrouvé déconnecté pendant un moment. Lorsqu'on est habitué à passer pas mal de son temps online, ça fait bizarre, surtout parce qu'on a peur que tout ce qu'on a envie de partager ne s'évapore faute de trouver le chemin instantané du cyberespace, enfin voilà que je vous retrouve et c'est le principal, et ce pour un événement : après une nouvelle interview d'un artiste américain de grand talent, Jesse Parrotti, que vous avez pu découvrir ici, voici, comme promis, Bann'Art 2008 ( les merveilles de la peinture florentine, au coeur d'une ville musée aux galeries somptueuses, je vous le réserve pour plus tard....)

Et donc je me propose de publier mes impressions en plusieurs parties en commençant par le très beau et singulier

Bann'Art 2008 (du 16 Juillet au 20 Juillet)

Acte Premier

Ce festival essentiel et réjouissant, feu d'artifice de talents et de couleurs, de tons et d'ambiance, de charme et d'originalité m'a enchanté . Si vous n'êtes jamais allé à cet excellent festivalétiqueté 'd'art singulier', mais entre nous, qu'est-ce qui compte dans l'art, si ce n'est l'émotion de la rencontre d'un univers qui nous séduit et, partant de là, les étiquettes n'ont plus réellement lieu d'être sans être artificielles, enfin, c'est une question de point de vue- je disais donc, si vous n'êtes jamais allé à ce festival, je vous propose un tout petit aperçu de ce que j'ai eu le temps de voir et que je complèterai par les interviews des artistes présents qui voudront bien se prêter au jeu. Je pense que plusieurs des artistes que j'ai contacté là-bas voudront que les lecteurs du blog puissent mieux les connaître , eux et leur travail. J'ai moi-même fait une première petite sélection parmi ceux que j'ai vus, mais ceux à qui je n'ai pas eu le temps de parler sont les bienvenus pour participer à cet humble prolongement de l'échange avec le public, dans un contexte différent.

Ceci étant dit, première chose très importante, tous autant que vous êtes, si vous aimez l'art , même de loin, si vous désirez que les différences puissent s'exprimer alors SOUTENEZ CE FESTIVAL DE TOUTES VOS FORCES et cela, pour plusieurs raisons : tout d'abord, cet événement unique en son genre en France - tant par l'organisation que par la beauté du site - en a besoin et votre soutien pourra aider les organisateurs à continuer leur œuvre et une mention spéciale va à toute l'équipe des 3A ainsi qu'à la fondatrice infatigable et inspirée qu'est Marthe Crégut (en photo nimbée de la très belle lumière qui entre dans les 'écuries'), et ensuite, parce que souvent, les artistes présents à ce festival ont besoin d'être encouragés, écoutés, chéris, protégés, et mis en avant le plus possible afin que le monde de l'art s'ouvre le plus possible. Je vous donne un exemple tiré d'une conversation entendue par hasard au sympathique petit bar, joliment nommé 'l'Outre-Monde' : Là, un monsieur, la cinquantaine expliquait à une amie que son goût avait toujours été influencé par les canons « classiques », l'art « académique » et que c'est en rencontrant les artistes au festival qu'il avait compris leur peinture, ou leur démarche, et qu'il en était venu à les aimer et les collectionner. En effet, à Banne, les artistes se rendent disponibles, ils sont à l'écoute, prêts à expliquer et partager. On est loin des ambiances feutrées aux relents de petits fours. Et bien au contraire, l'ambiance ici est chaleureuse, et ça se sent immédiatement.

Le festival de Banne est une fête qui démarre par un parcours : on commence par emprunter une petite route sinueuse qui monte au village, perché tout en haut d'une colline qui domine une vallée ardéchoise, un peu à l'est des célèbres gorges – mais suffisamment éloigné de l'agitation des plaisirs nautiques et surpeuplés – On aboutit à une belle petite place ensoleillée et l'on devine instantanément qu'il fait bon vivre ici, on y aperçoit l'Outre Monde, le bar dont je parlais plus haut. Mais le plus pittoresque reste à venir puisque d'étroites ruelles aux ombres dansantes partent de là, et grimpent vers le haut du village et, au fil de notre promenade, on découvre un à un les lieux d'exposition où l'art singulier s'épanouit au contact des vieilles pierres. Je suis d'abord monté vers la salle du Roure et sa grotte où un groupe d'artistes des plus accueillantes exposaient leurs œuvres. A Banne, il n'y a pas que des peintres, il y a aussi des sculpteurs, des céramistes, des couturières, c'est l'art singulier au pluriel : toutes les techniques se mélangent et le talent est partout présent.

Cette célèbre salle du Roure , haut lieu d'exposition à l'origine du développement du festival- est-ce le mystère de sa grotte ou l'impression de déjà-vu qui gagne les chanceux qui ont eu l'occasion de visiter le petit musée du bizarre de Lavilledieu, créé par Candide, rendons lui encore et toujours le plus sincère hommage, un pionnier de l'art singulier , mêmes pierres ici et même ambiance mi-solennelle mi-ludique – enfin, sur mon parcours, c'est là que j'ai entamé ma visite :

Une des choses qui m'a beaucoup attiré dans l 'art singulier, c'est la place faite aux femmes artistes, bien présentes à Banne et ce sont trois de ces artistes qui m'ont enchanté dès les premières minutes, d'abord grâce à l'aisance du contact, à ce sentiment diffus de camaraderie et de participation à un événement collectif. D'abord ce sont les œuvres d'Emilie Collet qui m'ont le plus fasciné.


A l'heure où de nombreux artistes en sont à la énième revisite de Basquiat sans vraiment ni l'égaler et ni apporter grand chose de plus, j'ai senti que dans les personnages de Mlle Collet, il y avait cet ingrédient fondamental du mystère et que là, on pouvait voir l'art en mouvement, en invention. En peinture comme en sculpture, cette artiste nous propose des idoles modernes, sortes de poupées vaudou dépositaires de pouvoirs, et à coup sur , du pouvoir de nous emmener avec elles dans leur univers. Assurément, il y a de la magie dans l'air autour de ces personnages, et c'est pourquoi je vais suivre cette artiste attentivement.

Je n'ai pas pu rencontrer Irma de Witte, mais ses tableaux naïfs et colorés ont aussi accroché mon regard.

D'une composition complexe et harmonieuse, c'est un autre univers que cette artiste-là nous propose, animaux fabuleux, personnages esquissés, scènes de dialogue, voilà des œuvres qui parlent à l'œil aussi bien qu'à notre imaginaire : les mondes d'Irma de Witte font écho à nos mondes intérieurs, lorsqu'ils sont apaisés et tranquilles.

I l faut également mentionner la technique particulière de Sabine Delaruelle et sa maitrise picturale irréprochable associée à l'utilisation de métaux rouillés comme support: une ancienne pelle récupérée devient le théâtre de saynètes à un ou plusieurs personnages, représentés avec une finesse toute particulière. Les formes et les textures s'associent dans ces œuvres d'une façon résolument originale tout en guidant la main talentueuse de l'artiste en quête de ses créatures.

Sans oublier les demoiselles-chaussures hautes en couleurs de Maryline Collençon, festival de formes, et les poupées à tête de galet, admirablement assemblées par Véronique Devignon,reine du singulier appliqué au textile.            

Parcourant un dédale de ruelles dallées,je me suis ensuite rendu au sommet du village, qui est constitué en réalité des vestiges d'un château du XVIe qui a du être absolument impressionnant. Il va sans dire que, de là haut, la vue est grandiose: le site à lui seul justifie le voyage, alors, lorsque ce regroupement unique d'artistes met tout en œuvre pour valoriser et faire vibrer les vieilles pierres, c'est un endroit résolument étonnant et magique qui semble s'être isolé du monde pour mieux fêter sa singularité.


                   

                                                          

Fin du Premier Acte. Rideau. Le bar est ouvert. Profitez en pour visiter la galerie du petit musée de l'imaginaire dans le hall du blog.

                

lundi 4 août 2008

A la rencontre de Jesse Parrotti

jesseparrotti.pdf( english version )



Me voilà enfin de retour après un périple mouvementé qui m'a mené jusqu'en Italie, sur les bords de l'Arno, et je pensais bien qu'à Firenze, je pourrais tenir mon blog à jour très facilement, malheureusement, ou plutôt heureusement, on est vite emporté par la beauté omniprésente de la ville, de ses œuvres de grands maitres et par les gelati à la terrasse des cafés, alors pardonnez moi, mais j'ai pris un peu de vacances . et ce n'est que pour reprendre de plus belle mon cycle d'interviews, avant de lancer une page consacrée à Banne et ses singuliers artistes, son fantastiques festival, et les petites histoires florentines et provençale de mon mois de juillet.

Il m’est apparu intéressant de réaliser l’interview d’un artiste que j’aime beaucoup, et qui donne un exemple de l’intelligence et de la souplesse du monde de l’art, en effet, à l’heure où de nombreux artistes peinent à montrer leurs œuvres, Jesse Parrotti, de San Francisco, est aussi un designer, il réalise des t-shirts ainsi que toutes sortes d’œuvres graphiques à plus large public, ce qui lui permet de dessiner et de peindre comme il l’entend, et cela, parallèlement. De cette manière, son public est international, et ses illustrations ne sont que le sommet de l’iceberg, puisque c’est un très grand artiste, très doué, qui se cache derrière l’illustrateur. Je vous propose de le rencontrer :

 Monsieur Parrotti, depuis combien de temps dessinez-vous ?
Et bien, pour dire vrai, aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours dessiné. Mes parents l’avaient remarqué et ils ont toujours tout fait pour que je puisse développer mon irrépressible besoin de dessiner, ainsi ce sont eux qui ont rendu possible la suite de ma carrière.
 

Si vous deviez décrire brièvement votre démarche, que diriez-vous ?
J’adore inventer des histoires, construire des mondes. J’aime également mélanger le fantastique et la pure réalité, j’essaye de le faire à travers mes dessins et mes peintures. Je trouve que l’illustration est le medium rêvé pour raconter les histoires que j’invente, puisque leur cohérence n’est pas toujours assez solide pour les rendre par écrit ou les raconter de vive voix. C’est parfois juste une idée fugitive, qui ne veut parfois rien dire du tout, mais qui est tout de même une bonne accroche.

 Selon vous, quel est le rôle d’un artiste dans la société actuelle ?
A mon avis, l’artiste est là pour remixer, réévaluer, réinterpréter le monde qui les entoure, en prendre des échantillons et le commenter. En plus de cela, le simple fait de créer, d’organiser nos influences en une vision cohérente, est extrêmement gratifiant et même thérapeutique.
Nous influençons tous le monde qui nous entoure, la véritable question étant de savoir jusqu’où va cette influence, comment elle motive et affecte les autres. Qui sait ?

 Est-il raisonnable d’être un artiste ?
Pour moi, il n’est pas raisonnable de ne pas être un artiste, même si je vois bien qu’il est presque impossible de n’être qu’un artiste exclusivement.

 Quels autres artistes aimez-vous ? Parmi les artistes vivants d’abord puis dans toute l’histoire de l’art ?
Je ne prête pas beaucoup attention aux noms,  mais un artiste qui m’a enchanté récemment est Ashley Wood, il réalise beaucoup de bandes dessinées en plus de ses dessins et peintures, ainsi que bien d’autres choses j’en suis sur. Pour ce qui concerne les artistes du passé, je suis un grand admirateur d’Albrecht Dürer. Ses gravures sont vraiment incroyables. J’aime aussi Alphonse Mucha, pour sa précision et son talent d’artisan, grandes sources d’inspiration. Oh, et je ne peux pas omettre John Berkey, qui a peint presque exclusivement des vaisseaux spatiaux et des stations spatiales, elles sont incroyables, certaines sont proche du psychédélique.

 

Les deux pièces que j’ai choisi de présenter n’ont pas forcément grand-chose en commun, si ce n’est qu’il y a un vaisseau spatial dans les deux. Il s’agit simplement d’une œuvre incroyable de Berkey et je suis assez content de l’œuvre que je présente également. Le travail de Berkey m’encourage à aller davantage vers le fluide et l’organique, et un peu moins le graphique et la précision.





Comment aimeriez-vous que les gens voient votre travail ?
Je crois que je veux seulement que les gens voient mon travail et soient intrigués, qu’ils essayent de comprendre ce qui se passe exactement. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’un dessin peut raconter une histoire complètement différente pour moi et pour quelqu’un d’autre. Je crois que si des gens apprécient mon travail, veulent en voir davantage, alors c’est cela qui me touche le plus, ce qui m’encourage à fabriquer d’autres images… et de toutes façons, même si personne ne voulait voir mon travail, je continuerais quand même, mais c’est agréable de savoir qu’on a un public.

 Dans quel type d’environnement aimez-vous travailler ?
En ce moment, je n’ai pas d’espace de travail. J’ai déménagé récemment et je travaille ailleurs que chez moi, et j’ai vite compris que ce n’était pas l’idéal pour moi.les loyers sont élevés, ici, à San Francisco, mais un atelier devient vite une priorité. Je dirais, il me faut juste un endroit assez grand avec suffisamment d’intimité ou je puisse laisser du désordre, laisser trainer mon bordel. C’est assez fatigant lorsqu’il faut constamment déballer et remballer à chaque fois que vous voulez faire quelque chose. J’adore aussi écouter de la musique en travaillant. Je suppose que pas mal de gens le font. Et bien sur, si je pouvais avoir un endroit dans les bois quelque part, ce serait l’idéal, mais je dois dire que j’apprécie les bienfaits de la ville. Cela dit, un endroit plus rural occupe mes pensées actuellement.

 Est-il nécessaire d’avoir suivi un enseignement académique ? Et quelles qualités pensez-vous qu’un artiste devrait posséder ?
Je ne pense pas du tout qu’une école traditionnelle soit nécessaire. Je pense que ça peut aider d’une certaine façon, mais il faut dire que dans la plupart des cas, c’est très cher. J’ai pu suivre les cours gratuitement parce que ma mère était professeur, mais si ça n’avait pas été le cas, je n’aurais surement pas été.
Je pense que beaucoup plus qu’un enseignement académique, ce qu’il faut à un artiste c’est de la ténacité et de l’ambition. Il faut vraiment que ça devienne votre priorité, l’art devenant le centre de votre vie, tout ce qui vaut la peine d’être créé va vous demander pas mal d'engagement, de pensée et de sérieux travail. Je me souviens très bien du moment où j’ai décidé de faire ma vie dans le domaine de l’art. Vous devez réellement passer par un choix conscient comme celui-là.
Je n’essaye pas de dire que c’est la seule façon de s’y prendre, on peut tous y mettre une petite quantité de motivation ou beaucoup plus, c’est tout aussi justifié. C’est juste que dans mon cas, le dessin est une véritable passion. J’en éprouve constamment l’envie, et j’ai envie de gagner ma vie comme ça. Donc il est naturel que cela soit une priorité.

 Parlez-nous de l’œuvre que vous avez choisi de montrer à nos lecteurs

C’est une de mes œuvres les plus récentes. Et j’aime assez la direction que je prends avec cette œuvre. Plus fluide, et franchement, plus rapide et plus simple comme illustration, il n’y a plus autant de ‘bruit’. Je suis vraiment satisfait de ce qu’elle a donné. D’un coté, je voudrais que mon travail aille vers plus de détails, et en même temps, je voudrais qu’il soit plus relâché, plus « peinture »

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Avez-vous des projets ?
Je viens de terminer un ensemble de designs pour Zoo York, et aussi des choses pour Von Zipper. Ces t shirts vont être en vente en magasin ainsi que sur le web. En ce qui concerne mes propres projets, je travaille toujours sur quelque chose de nouveau et, si tout se passe bien , je vais commencer très bientôt à vendre des reproductions sur mon site web. Et je pense produire mes propres t shirts ; il faut juste que je m’organise comme il faut. Le meilleur moyen de voir où j’en suis dans mon travail , c’est de se rendre sur mon site www.jesseparrotti.com.

 Avez-vous un message à faire passer à des gens qui n’ont jamais visité un musée ou été à une expo ?
Ne vous inquiétez pas trop au sujet des galeries et des musées (même si je suis sur que vous pouvez en trouvez des tas là où vous vivez, et même gratuits ). Je ne suis pas opposé à cette vitrine là , il existe des galeries et des espaces d’exposition géniaux.Mais vous pouvez voir des œuvres d’art en train d’être crées et exposées partout. Si vous vivez dans un trou, faites de l’art vous-même !

 Et pour finir, si vous deviez vous adressez aux lecteurs de ce blog, que leur diriez vous ?
Mangez bien, amusez vous et n’ayez pas peur de commencer quelque chose.

 

Et bien, merci beaucoup pour ces excellentissimes conseils, quant à moi, je m’excuse encore pour la publication tardive de cette interview mais je reprends les choses en main, et dès demain je commencerai à vous raconter le festival de Banne.Et cette fois ce qui est dit est dit.(Rien ne vaut une bonne vieille expression à la mord-moi pour conclure)

 

mercredi 16 juillet 2008

Travellin' Blog : Day One

Alors voilà, le blog est fin prêt à entreprendre son périple vers d'autres horizons, et je vais tenter de continuer à vous narrer la suite des aventures artistico-élucubratives de ce mois de Juillet, ça y est vous avez rangé les pétards qui restaient, les sonos vibrantes, et les cocardes, on est tranquilles, on est entre nous, bon, alors pendant que ça boit et que ça danse aux rythmes endiablés de la énième version de la soca dance ou de la lambada, excusez moi je n'ai pas mis à jour mes fichiers de danses débiles de l'été, et je vous arrête tout de suite je ne suis pas le vieux grincheux amer et rétrograde qui méprise une bonne petite rigolade au bal, je suis plutôt de bonne composition, mais point trop n'en faut, pour replacer une bonne vieille expression de vieux prof ringard, le genre de phrase que même Jean de la Fontaine n'aurait pas osé placer dans les Fables, enfin peut-être que je me trompe et que justement ça vient de là , éclairez ma lanterne, encore une bonne vieille expression d'amateur d'expression, je sais pas si vous connaissez comme moi des gens qui cherche sans arrêt l'occasion de placer une nouvelle expression, jusqu'à manipuler complètement la conversation pour arriver à leurs fins inavouables, comment avouer qu'on veut juste s'entendre prononcer quelques syllabes pré-écrites dans le but illusoire de passer pour l'auteur brillant de celles-ci, j'en connais des comme ça et comme je suis pas du genre à balancer les amis, j'arrête là, donc petite pause artistique pour vous présenter la "Green Lady" qui préfigure une série que j'entreprends de Ladies de couleurs et après je m'attaquerai aux gentlemen ( avec un petit 'g' oui ! parfaitement, parce que le gentleman s'efface et discret , a toutes les qualités ) donc voici une petite œuvre sur papier que j'aime bien, on peut se jeter des fleurs de temps en temps ça ne coute pas cher...

Alors je signale aussi que la demoiselle est libre pour tourner dans le prochain Almodovar, avec ou sans fleur idiote sur la tête, donc Pedro, je passe le message....

ici, c'est les préparatifs avant de rejoindre le port de Banne et y arrimer mon bateau pour la nuit du 16, avec une tentative de donner mes impressions et qui sait une petite interview sur le vif peut-être, si la toile magnétique intercontinentale passe par là, et si je réussis à gérer le blog à distance, je dis si, mais je suis bien décidé à trouver un moyen, donc voilà la première étape secrète dévoilée.

Je me suis également lancé dans une autre toile, un genre qui ne m'est pas habituel alors je vous demande d'être magnanimes, car 1) ce n'est pas fini alors, patience et 2) je n'essaie pas de changer de style mais d'évoluer, un sujet qui m'est cher et qui est lié à la notion de quête, de chemin, le genre de domaine où on ne prêche que les convaincus. Et puis 3) je préfère qu'on soit gentil avec moi plutôt que dur et critique, c'est con, mais c'est tellement plus doux, vous savez qu'ici en Lorraine, on a même du vinaigre doux, à base de miel, le Melfor, ce qui fait qu'on peut un petit peu attraper les mouches avec du vinaigre, si c'est du Melfor, alors pour cette publicité gratuite, je veux bien une caisse livrée chez moi, je l'utiliserai et le conseillerai à tous et toutes, mais je peux aussi faire d'autres produits pas de problèmes. Mais voilà plutôt ( ouaf ouaf , vieille vanne carambar, enfin, pas carambar mais vous voyez ce que je veux dire... désolé de temps en temps je replonge dans l'intra-élucubration et je ne contrôle plus, enfin comme on ne contrôle pas tout de toutes façons, bref, voilà la toile essai

Bon, là, je me lance dans une mise en page improbable, mais c'est pas grave, l'essentiel est de vous dire que non, le blog ne ferme pas pour les vacances , il n'a pas changé d'adresse ( ah les années 80, ça vous mange le crane bien vite )

Je vous retrouve donc très bientôt en direct de Banne, pour l'ouverture de Bann'Art 2008. Et Pis c'est tout !