A l'heure où je commence à faire un peu le point sur l'avancée de ce petit
blog sympathique, je vous propose une autre de mes vieilleries que vous n'avez encore pas vu ailleurs

puisque cette toile est depuis longtemps en la possession d'un amateur éclairé qui m'a toujours soutenu et cela, depuis des années, donc c'est avec joie que je vous présente "Les Courtisanes" réalisée en 2003, une année très chaude, souvenez-vous, à tous les points de vues, où l'on se souvient d'un premier ministre brandissant un glorieux verre d'eau dans une maison de retraite, devant des petits vieux assoiffés, cette année là la scène se passait donc en plein paysage méditérannéen, avec trois courtisanes tentant de faire avaler la pilule à une de leurs victime, la timide, l'éffarouchée et la mante religieuse, trois archétype de la séductrice de longue haleine, trois méthodes ayant fait leurs preuve tant l'ancrage et l'hameçonnage fonctionne à merveille. L'homme seul, lui, n'est pas vraiment plus difficile à ferrer que l'ablette affamée puisque convaincu de sa puissance de séduction, il se sent si puissant pour oublier qu'il n'est qu'un moyen vers un but que mère Nature a choisi pour faire fonctionner notre petite société humaine.....Ouh lala mais qu'est-ce que c'est que cette petite pointe de cynisme qui pointe, cette petite touche d'amertume qui ne me ressemble pas d'habitude, et je m'arrête sur cette phrase intéressante, je m'auto-cite, (ça aussi c'est une belle phrase), donc "qui ne me ressemble pas d'habitude", phrase étrange au mieux et aussi ambigue, qu'est-ce à dire, d'habitude, peut-on être habituel tout en faisant valoir ce fait dans des situations où l'on , précisément, s'éloigne de l'habitude ? Comme chez les Deschiens, "D'habitude, il mord pas ". Je m'interroge souvent sur l'habitude, et eventuellement, l'habitude d'élucubrer sur n'importe quoi. Je crois que là, je vais aller me coucher ou plutot aller rejoindre mes pinceaux, comme d'hab. Bon, j'arrête là pour ce soir où je vais finir par fredonner du Claude François.... enfin du Sinatra.... oui je sais, il y en a un qui fait la poule et l'autre qui fait l'oeuf, mais bon, moi si c'est pour rentrer dans des débats stériles, merci bien.

